APRNEWS: Donald Trump affirme que Téhéran veut « négocier » avec les Etats-Unis, mais n’écarte pas des options militaires

APRNEWS: Donald Trump affirme que Téhéran veut « négocier » avec les Etats-Unis, mais n’écarte pas des options militaires

Au moins 192 personnes sont mortes dans les manifestations qui secouent le pays depuis plusieurs jours, selon une ONG.

Des discussions ou une intervention ? Donald Trump a affirmé, dimanche 11 janvier, que l’Iran voulait « négocier » et qu’une réunion était en préparation avec les dirigeants de la République islamique, sans écarter des options militaires. A bord de l’avion présidentiel Air Force One, le président américain a critiqué la répression sanglante orchestrée par Téhéran du mouvement de protestation d’une ampleur inédite. Il a précisé que l’armée étudiait des « options très fortes ».

• Près de 200 morts, selon une ONG. L’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a confirmé la mort d’au moins 192 manifestants dimanche, mais a averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus lourd, dénonçant un« massacre » et un « crime (…) majeur contre le peuple iranien ». L’IHR a aussi estimé à plus de 2 600 les manifestants arrêtés. Le Centre pour les droits de l’homme en Iran a affirmé que les hôpitaux étaient « débordés » par l’afflux de manifestants blessés, et que les réserves de sang diminuent.

• Le fils du chah appelle les forces de sécurité à « rejoindre le peuple ». « Les employés des institutions publiques, ainsi que les membres des forces armées et de sécurité, ont un choix à faire : se tenir aux côtés du peuple et devenir des alliés de la nation, ou bien se rendre complices des meurtriers du peuple – et porter la honte et la condamnation éternelles de la nation », a écrit Reza Pahlavi, une des figures de l’opposition, sur son compte X.

• Contre-manifestations et deuil national. Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national pour les « martyrs de la résistance », en référence notamment aux membres des forces de sécurité tués. Si les autorités disent comprendre les revendications économiques des manifestants, elles fustigent de plus en plus des « émeutiers » instrumentalisés selon elles par l’étranger, les Etats-Unis et Israël en tête. Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une « marche de résistance » dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des « criminels terroristes urbains ».

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