APRNEWS: Debordo condamné à 12 mois avec sursis après ses accusations contre Kerozen

APRNEWS: Debordo condamné à 12 mois avec sursis après ses accusations contre Kerozen

Debordo Leekunfa a été reconnu coupable de diffamation et condamné à 12 mois de prison avec sursis et 5 millions FCFA d’amende par le tribunal d’Abidjan-Plateau, à l’issue d’un procès né de ses accusations publiques visant notamment Kerozen. À la barre, il a admis ne disposer d’aucune preuve, présenté ses excuses aux plaignants, que Kerozen a accepté, sans empêcher le parquet de poursuivre l’action publique.​

Les faits à l’origine du procès

L’affaire trouve son origine dans un live sur les réseaux sociaux où Debordo a affirmé que son collègue Kerozen détenait des armes à son domicile, des propos jugés graves et rapidement relayés sur Internet. Ces déclarations ont été perçues comme susceptibles de porter atteinte à l’honneur et à la réputation de Kerozen, qui a saisi les autorités et déposé plainte pour diffamation, rejoint par d’autres plaignants dont le promoteur culturel Nama Bouaké pour non‑respect de contrat.​

Une audience sous le signe des excuses

Devant le tribunal d’Abidjan‑Plateau, Debordo a reconnu qu’il n’avait aucun élément matériel pour étayer ses accusations, notamment celles relatives à la détention d’armes par Kerozen. Il a expliqué que ses propos avaient été « sortis de leur contexte » et qu’il parlait au sens figuré, évoquant des « armes musicales » pour qualifier le talent de son confrère, avant de présenter publiquement ses excuses aux plaignants.​

La position de Kerozen et du parquet

Kerozen a indiqué accepter les excuses de Debordo, tout en rappelant la gravité de telles accusations sur la réputation d’un artiste jouissant d’une large audience. Malgré ce geste d’apaisement, le parquet a choisi de maintenir les poursuites, considérant que les faits relevaient de l’ordre public et nécessitaient une réponse judiciaire pour rappeler les limites de la liberté d’expression, surtout sur les réseaux sociaux.​

Le verdict du tribunal

À l’issue des débats, le tribunal de première instance d’Abidjan‑Plateau a condamné Debordo Leekunfa à 12 mois d’emprisonnement avec sursis, assortis d’une amende de 5 millions de francs CFA, pour diffamation et manquements liés au non‑respect de contrat envers certains plaignants. Selon les informations relayées par plusieurs médias, cette peine avec sursis lui évite l’incarcération immédiate, mais constitue un avertissement sérieux quant à la responsabilité pénale attachée aux propos tenus publiquement par des personnalités influentes.​

Enjeu pour les artistes et les réseaux sociaux

Cette décision intervient dans un contexte où les prises de parole des artistes sur les réseaux sociaux sont de plus en plus scrutées, en Côte d’Ivoire comme ailleurs, et où les dérives verbales peuvent rapidement donner lieu à des poursuites pour diffamation. L’affaire Debordo–Kerozen rappelle ainsi aux personnalités publiques l’obligation de vérifier leurs allégations avant de les rendre publiques, et illustre la volonté des autorités judiciaires de réguler les excès de langage susceptibles de troubler l’ordre public ou de nuire à la réputation d’autrui.​

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