
APRNEWS: Côte d’Ivoire – Bientôt un Train à Grande Vitesse (TGV)?
La Côte d'Ivoire étudie actuellement un projet de construction d’un Train à Grande Vitesse (TGV) devant relier le Nord et le Sud du pays, notamment entre Abidjan et Yamoussoukro.
Ce TGV permettrait de réduire considérablement le temps de trajet, autour d’une heure entre ces deux villes, contre 2h30 aujourd’hui pour la même distance. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie ivoirienne de modernisation des infrastructures de transport et d’amélioration de la mobilité interurbaine.
Le projet fait partie d’un ensemble plus large de travaux en cours pour renforcer le réseau ferroviaire national et développer le transport urbain et interurbain. Ce futur TGV viendrait compléter d’autres chantiers dans le secteur des transports, notamment la rénovation des voies existantes et le développement du réseau de transports collectifs à Abidjan. L’investissement dans le TGV est envisagé comme un levier majeur pour désengorger Abidjan, stimuler l’activité économique locale, et soutenir un développement spatial plus équilibré du pays.
Les études étant encore en cours, aucune date précise de mise en service n’a encore été annoncée, mais ce projet symbolise une étape importante vers une infrastructure ferroviaire moderne en Côte d’Ivoire.
Synthèse du Projet de TGV en Côte d’Ivoire
Le projet présenté s’inscrit dans une vision ambitieuse de modernisation de la Côte d’Ivoire. Voici les points essentiels :
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Objectif Principal : Construire une ligne de Train à Grande Vitesse (TGV) reliant le Nord et le Sud du pays, avec pour axe inaugural Abidjan (capitale économique) à Yamoussoukro (capitale politique et administrative).
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Gain de Temps : L’objectif est de réduire radicalement le temps de trajet d’environ 2h30 actuellement à environ 1 heure.
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Stratégie Nationale : Ce projet n’est pas isolé. Il fait partie d’une stratégie globale comprenant :
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La modernisation du réseau ferroviaire existant.
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Le développement des transports collectifs à Abidjan (comme le métro d’Abidjan, actuellement en construction).
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Le renforcement des liaisons interurbaines.
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Impacts Attendus :
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Désengorgement d’Abidjan : En facilitant les déplacements, il pourrait encourager une périurbanisation et réduire la pression démographique et routière sur la métropole.
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Stimulation économique : Connexion plus rapide des centres économiques, facilitation du tourisme et des déplacements d’affaires.
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Développement spatial équilibré : En rapprochant symboliquement et concrètement le Nord et le Sud, il vise à réduire les disparités régionales et à mieux intégrer l’ensemble du territoire national.
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État d’avancement : Le projet en est au stade des études de faisabilité. Aucun calendrier précis ni de détails sur le financement ou le choix des partenaires technologiques n’a été annoncé.
Analyse et Considérations
Si le projet est porteur d’énormes potentialités, sa réalisation s’accompagne de défis majeurs :
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Faisabilité Technique et Coût : La construction d’une ligne TGV est un projet extrêmement coûteux (plusieurs milliards d’euros). Le choix du tracé, la technologie retenue (française, chinoise, autre ?) et le modèle de financement (public, partenariat public-privé, prêts internationaux) seront déterminants.
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Rentabilité et Modèle Économique : Le prix du billet sera un enjeu crucial. Pour être accessible et remplir son rôle social, il ne doit pas être un mode de transport réservé à une élite. L’État devra probablement subventionner l’exploitation.
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Intégration avec les Autres Transports : Son succès dépendra de sa bonne intégration avec les autres modes de transport (réseau de bus, gares, futur métro d’Abidjan) pour assurer une mobilité porte-à-porte efficace.
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Impact Environnemental : Une étude d’impact approfondie sera nécessaire, bien que le train soit généralement un mode de transport plus écologique que la route ou l’avion sur les mêmes distances.
Le projet de TGV en Côte d’Ivoire est bien plus qu’un simple projet d’infrastructure ; c’est un projet structurant et symbolique. Il illustre la volonté du pays de se doter d’équipements de classe mondiale et de mieux connecter son territoire pour favoriser un développement harmonieux.
Sa faisabilité réelle dépendra des résultats des études en cours et de la capacité à mobiliser les financements nécessaires sans alourdir excessivement la dette publique. Si ces défis sont relevés, il pourrait effectivement transformer la mobilité en Côte d’Ivoire et servir de catalyseur pour l’économie nationale.
