
APRNEWS: Brigitte Macron victime de fausses allégations – Les accusatrices relaxées
Natacha Rey et Amandine Roy ont été poursuivies pour diffamation après avoir propagé sur Internet des accusations visant Brigitte Macron. Elles affirmaient notamment que la Première dame avait inventé son premier mariage, retouché des photos d’elle et menti sur son état civil. Ces propos ont été largement diffusés via une interview sur YouTube en 2021, contribuant à répandre une rumeur complotiste à caractère transphobe, prétendant que Brigitte Macron serait une femme transgenre ayant usurpé l'identité de son frère.
Procédure judiciaire et décisions
Première instance (septembre 2024) : Les deux femmes ont été reconnues coupables de diffamation et condamnées à une amende de 500 euros avec sursis, ainsi qu’au versement de 8 000 euros de dommages et intérêts à Brigitte Macron et 5 000 euros à son frère Jean-Michel Trogneux.
Appel (juillet 2025) : La cour d’appel de Paris a finalement relaxé Natacha Rey et Amandine Roy pour 17 des 18 propos incriminés, estimant qu’ils ne relevaient pas de la définition légale de la diffamation. Pour le passage concernant une accusation de détournement de mineur, la cour a également prononcé la relaxe au bénéfice de la bonne foi, considérant que les prévenues s’appuyaient sur des articles de presse existants et n’avaient pas d’intention malveillante.
La relaxe de la cour d’appel ne confirme pas la véracité des rumeurs contre Brigitte Macron, mais évalue si les propos en question portent atteinte à son honneur. Les femmes ayant exprimé ces propos ont été considérées de bonne foi, pensant détenir des preuves suffisantes, sans intention de nuire. L’avocat de Brigitte Macron a déclaré son intention de contester cette décision en se pourvoyant en cassation.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de propagation de rumeurs transphobes et complotistes, qui ont circulé en France et à l’international, notamment aux États-Unis. Elle illustre les difficultés juridiques à réprimer la désinformation et la diffamation à l’ère des réseaux sociaux, tout en respectant la liberté d’expressio
