
APRNEWS: Air France fait de la ligne Abidjan–Paris une “poule aux œufs d’or”
La desserte Abidjan–Paris continue d’alimenter le débat sur la durabilité et la compétitivité des liaisons entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe. Alors qu’Air France–KLM met en avant une marge opérationnelle robuste sur cette ligne et que ses résultats 2024 soulignent une rentabilité soutenue, Air Côte d’Ivoire poursuit son ambitieuse expansion et réclame une part du marché sur la route Paris–Abidjan pour soutenir son modèle de croissance et renforcer sa présence régionale
La desserte Abidjan–Paris, opérant 14 vols par semaine, serait un axe particulièrement rentable pour Air France-KLM en 2024, affichant un chiffre d’affaires élevé et un bénéfice net substantiel. Cette performance alimente le débat sur la durabilité et la compétitivité des liaisons entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe.
Rentabilité perçue de la liaison Paris–Abidjan
De nombreuses sources médiatiques et réseaux sociaux spécialisés relatent que la ligne serait particulièrement lucrative pour Air France–KLM en 2024, avec des chiffres évoqués autour d’un chiffre d’affaires élevé et d’un bénéfice net conséquent. Air France sur la ligne Abidjan–Paris affiche 73 milliards FCFA de chiffre d’affaires en 2024, 62 milliards de bénéfice (marge nette 84,93 %) et 14 vols par semaine, ce qui soulève des questions sur la durabilité et la compétitivité des liaisons Afrique de l’Ouest–Europe.
Positionnement d’Air Côte d’Ivoire
La compagnie a annoncé des projets d’expansion (parc aviation, destinations, et desserte Paris dès 2025 dans le cadre de son plan d’expansion) et a confirmé une desserte quotidienne sur Abidjan–Paris envisagée pour 2025, dans la foulée de son développement réseau. Ces annonces s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à porter le parc à 18 avions et le réseau à 35 destinations d’ici 2031.
Cadre concurrentiel et implications
Les résultats 2024 d’Air France–KLM et les performances des autres filiales du groupe (par exemple Transavia, filiale low-cost du groupe) illustrent une dynamique de recettes unitaires et de yield soutenus, ce qui influence l’environnement concurrentiel sur les axes long-courriers et les corridors intercontinentaux. Ces chiffres et analyses fournissent un contexte utile pour évaluer les défis et opportunités sur la liaison Paris–Abidjan.
Enjeux stratégiques
Pour Air France–KLM
la rentabilité de la ligne Paris–Abidjan peut être consolidée par une augmentation du yield et une gestion optimisée du trafic premium, tout en répondant à une concurrence accrue sur des segments long-courriers et intra-africains. Les résultats 2024 montrent une progression de la recette unitaire et une amélioration du coefficient de remplissage, ce qui soutient la rentabilité de l’axe long-courrier.
Pour Air Côte d’Ivoire
L’objectif est d’asseoir une présence durable sur l’axe Paris–Abidjan et d’élargir son réseau international pour financer le développement du réseau africain intra-continental. Le lancement prévu en 2025 et les plans d’intégration d’avions supplémentaires s’inscrivent dans cette logique. L’obtention d’une part de marché sur Paris–Abidjan constituerait une étape décisive pour sécuriser des flux et financer l’expansion locale.
Le débat sur la rentabilité de la ligne Paris–Abidjan et sur la part de marché d’Air Côte d’Ivoire s’inscrit dans une dynamique plus large de compétitivité et de connectivité entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest. En confirmant ou en ajustant ses ambitions internationales, Air Côte d’Ivoire peut influencer significativement les choix de pricing, de fréquences et de partenariats dans la région, tout en restant sous le feu des projecteurs d’un corridor long-courrier clé pour la croissance aérienne régionale
