
APRNEWS: 1335 ans de prison pour des membres de la MS-13 au Salvador
Des condamnations d'une sévérité exceptionnelle ont été prononcées au Salvador contre des membres du gang MS-13, avec des peines cumulées atteignant plus de 1 000 ans de prison pour certains. Un accusé a écopé d'une sentence record de 1 335 ans de réclusion. Ces jugements illustrent la politique de fermeté du président Nayib Bukele.
Condamnations record contre des membres du MS-13 au Salvador
Des peines d’une sévérité inédite ont été prononcées contre 248 membres présumés du gang MS-13 au Salvador, avec des sentences cumulées dépassant 1 000 ans de prison pour certains, dont une record de 1 335 ans. Ces jugements, rendus fin décembre 2025, s’inscrivent dans la politique sécuritaire inflexible du président Nayib Bukele. Ils soulignent l’efficacité revendiquée de l’état d’exception en vigueur depuis 2022.
Détails des sentences judiciaires
Le parquet salvadorien a condamné ces individus pour 43 homicides, 42 disparitions forcées et des actes de racket, qualifiés de terrorisme. Dix accusés ont écopé de peines individuelles allant de plusieurs centaines à 463 ans, un d’eux totalisant 1 335 ans en raison de multiples condamnations cumulées. Ces mesures exemplaires visent à démanteler les structures des maras, ces gangs ultra-violents.
Impact de l’état d’exception
Instauré en mars 2022 face à une vague d’homicides, ce régime dérogatoire permet des arrestations sans mandat et a conduit à plus de 90 000 interpellations, dont 8 000 libérations après vérification d’innocence. Les autorités rapportent une chute drastique de la criminalité, faisant du Salvador le pays le plus sûr d’Amérique centrale après des décennies de violence record. Bukele vante cette « guerre contre les gangs » comme un modèle de réussite.
Polémiques et défense des droits humains
Malgré ces avancées chiffrées, des ONG internationales comme Amnesty International critiquent des détentions arbitraires, des tortures en détention et des conditions carcérales inhumaines dans les méga-prisons. Des milliers de familles contestent les arrestations massives, alimentant un débat entre sécurité immédiate et État de droit. À l’étranger, cette méthode divise, entre admiration pour les résultats et condamnations pour violations potentielles.
