
APRNEWS: Le Maroc rejoint le « Conseil de paix » de Donald Trump
Le roi Mohammed VI a accepté de rejoindre en tant que membre fondateur le « Conseil de paix » lancé par le président américain Donald Trump, devenant le premier pays africain à adhérer à cette instance interétatique visant à promouvoir la paix au Moyen-Orient et dans le monde, a annoncé lundi le ministère marocain des Affaires étrangères
Objectifs et contours flous
Initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza, ce conseil interétatique vise à promouvoir la paix au Moyen-Orient et à adopter une nouvelle approche pour résoudre les conflits mondiaux, selon la diplomatie marocaine.
Sa charte, encore vague, ne mentionne pas explicitement Gaza et pourrait élargir ses missions, suscitant des spéculations sur une volonté de Donald Trump de concurrencer l’ONU.
Les États candidats à un siège permanent doivent verser plus d’un milliard de dollars, un « ticket d’entrée » que Rabat s’engage à payer.
Contexte des relations maroco-américaines
Cette adhésion s’inscrit dans le sillage des accords d’Abraham de 2020, par lesquels les États-Unis ont reconnu la « marocanité » du Sahara occidental en échange de la normalisation des liens entre le Maroc et Israël.
Rabat, qui a noué une coopération militaire stratégique avec Tel-Aviv, voit dans ce rapprochement un signal positif à l’administration Trump, tout en défendant ses positions sur le Sahara via un nouveau plan d’autonomie en préparation.
Le premier ministre Aziz Akhannouch a évoqué une possible contribution marocaine à une force de stabilisation à Gaza lors du Forum de Davos, bien que démentie par son entourage.
Premiers adhérents et cérémonies à venir
Mohammed VI rejoint un cercle restreint incluant Javier Milei (Argentine), Alexandre Loukachenko (Biélorussie) et Viktor Orbán (Hongrie), tandis que Bahreïn et les Émirats arabes unis ont aussi accepté.
L’Égypte étudie la proposition, et la France est le seul pays à l’avoir refusée.
Le roi ne devrait pas assister à la signature de la charte jeudi 22 janvier à Davos, où il sera représenté par son chef de gouvernement ou son ministre des Affaires étrangères.
