APRNEWS: Ouganda – Museveni en route pour un septième mandat sous le feu des contestations

APRNEWS: Ouganda – Museveni en route pour un septième mandat sous le feu des contestations

Yoweri Museveni domine les résultats préliminaires de l’élection présidentielle ougandaise du 15 janvier 2026, avec environ 75 à 76% des voix après le dépouillement d’une part significative des bureaux de vote.

 Son principal challenger, Bobi Wine, crédité de 20% environ, rejette ces chiffres comme frauduleux et appelle à les ignorer.

Résultats provisoires écrasants

La commission électorale ougandaise (EC) a publié des chiffres intermédiaires montrant Museveni à 76,25% des suffrages après le comptage de près de la moitié des bureaux de vote, contre 19,85% pour Bobi Wine (Robert Kyagulanyi). D’autres annonces font état de 75,38% pour le président sortant sur 30 138 bureaux, avec plus de 7 millions de votes scrutinisés. À 81 ans, l’ancien guérillero au pouvoir depuis 1986 vise un septième mandat dans un scrutin législatif concomitant.

Rébellion de Bobi Wine

L’opposant populiste, ex-chanteur de ragga devenu icône de la jeunesse, dénonce des « résultats faux » et refuse de reconnaître l’autorité de la présidente de l’EC, exhortant les Ougandais à les ignorer. Son parti, la National Unity Platform (NUP), affirme que le peuple aura le dernier mot sur ces « absurdités », tandis que Wine lui-même est assigné à résidence par les forces de sécurité. Des irrégularités massives sont invoquées, dont pannes techniques, retards d’ouverture des bureaux et coupure d’internet le jour du vote.

Contexte d’un scrutin sous tension

Le vote s’est déroulé dans un climat répressif, marqué par des arrestations d’opposants, des violences post-électorales tuant au moins sept personnes et un contrôle étatique sur les institutions. Museveni, qui anticipait 80% des voix sans « triche », bénéficie d’un appareil sécuritaire et électoral verrouillé, malgré les appels internationaux à la transparence. Les résultats définitifs sont attendus dans les 48 heures, mais l’opposition promet des recours et manifestations.

Les réactions internationales aux résultats préliminaires de l’élection présidentielle ougandaise de janvier 2026 restent mesurées et principalement pré-électorales, axées sur les craintes de fraudes et de répression plutôt que sur une condamnation directe des chiffres publiés. L’ONU et des ONG comme la FIDH ont alerté sur un climat d’impunité et de violations des droits humains avant le scrutin, appelant à des enquêtes et à des sanctions ciblées.

Positions des grandes puissances

Les États-Unis, sous l’administration Trump réélu, ont adopté une ligne discrète : les diplomates ont reçu l’ordre en juillet 2025 de ne pas commenter la légitimité des élections étrangères, contrastant avec les critiques de 2021. L’Union européenne, en froid avec Kampala après des incidents diplomatiques impliquant Bobi Wine, n’a pas déployé de mission d’observation massive et critique les restrictions aux opposants.

Alertes d’organisations internationales

L’ONU, via son Haut-Commissaire Volker Türk, dénonce répression, arrestations arbitraires et usage excessif de la force contre l’opposition, exigeant des enquêtes impartiales et le respect des droits électoraux. La FIDH et le Musée de l’Holocauste américain mettent en garde contre des « atrocités de masse » potentielles et appellent l’UA et la CEEAC à refuser de valider les résultats sans transparence.

Silence relatif post-résultats

Aucune déclaration forte n’émerge encore des observateurs comme le Commonwealth ou l’UA sur les 75-76% de Museveni, les focus restant sur les violences (sept morts signalées) et l’assignation à résidence de Bobi Wine. Les partenaires régionaux priorisent la stabilité, Museveni étant vu comme un pilier anti-terroriste malgré les tensions.

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