
APRNEWS: Hossam Hassan, la fierté blessée des Pharaons « Sept fois champions d’Afrique »
La scène parle d’elle-même. Au coup de sifflet final, Hossam Hassan, figure emblématique du football égyptien, a levé sept doigts vers les tribunes.
Un geste clair, adressé au public mais aussi à toute l’Afrique : les Pharaons restent sept fois champions du continent. Entre fierté et défi, le sélectionneur a rappelé que, si l’Égypte quitte la CAN 2026 sur une note amère, son héritage demeure inégalé.
Dans le regard du technicien, on lisait la frustration de l’ancien buteur mais aussi l’orgueil d’un pays qui a longtemps régné sans partage. Cette élimination face au Sénégal ne fera pas oublier les années de gloire, celles d’une Égypte conquérante, sculptée dans le marbre de la Coupe d’Afrique. « Les grands ne disparaissent jamais », semblait murmurer ce signe fort venu du banc.
Un symbole d’orgueil national
L’image a aussitôt fait le tour des réseaux sociaux. Certains l’ont jugée arrogante, comme un dernier refuge derrière les souvenirs. D’autres y ont vu la réaction digne d’un géant blessé, refusant de s’incliner devant la vague montante des nouvelles puissances africaines. Car pour Hossam Hassan, l’identité des Pharaons ne se mesure pas à un résultat, mais à une histoire qui continue d’imposer le respect.
Le sélectionneur incarne cette Égypte fière, passionnée, parfois jusqu’à l’excès. Fidèle à son tempérament de guerrier du football africain, il n’a pas voulu partir en silence. En un geste, il a condensé tout ce qui fait le mythe de son équipe : la mémoire, l’orgueil et la résistance.

Le Sénégal, supérieur et sans trembler
Mais sur le terrain, il n’y a pas eu photo. Le Sénégal s’est imposé 1-0 mercredi, validant son billet pour une quatrième finale de CAN grâce à un but signé Sadio Mané. Rendez-vous dimanche 18 janvier face au Maroc, pour un choc explosif.
Les Lions de la Teranga ont dominé les débats de bout en bout. Maîtres du jeu, agressifs dans les duels, ils ont étouffé une Égypte méconnaissable, tournée vers la prudence et coupée de toute inspiration offensive. Un paradoxe criant : la nation aux sept étoiles refusa presque le combat, trahissant son ADN de conquérante.
Le symbole est cruel : pendant que les nouveaux rois d’Afrique s’affirment, les Pharaons, eux, s’accrochent à leurs souvenirs.
APRNEWS par François-Dominique Delafosse
