
APRNEWS: Air Côte d’Ivoire muscle sa présence sur l’axe Abidjan–Paris
À partir du 29 mars 2026, Air Côte d’Ivoire passera à la vitesse supérieure sur sa ligne phare Abidjan–Paris Charles-de-Gaulle, avec huit fréquences hebdomadaires contre sept aujourd’hui. Mais au-delà de ce renforcement, c’est un changement de logique opérationnelle que la compagnie ivoirienne amorce.
La moitié de ses vols long-courriers décolleront désormais en soirée, une évolution pensée pour mieux s’inscrire dans les banques de correspondances du hub de Paris-CDG. Objectif : capter la clientèle des voyages en correspondance vers l’Europe, l’Amérique du Nord et les autres marchés intra-Schengen.
Une stratégie “hub-centric” assumée
Jusqu’ici, Air Côte d’Ivoire affrontait la rude concurrence d’acteurs historiques comme Air France, mais aussi celle des transporteurs africains en quête de parts de marché sur la ligne Abidjan–Paris, l’une des plus denses du continent. En adaptant ses horaires, la compagnie nationale ivoirienne cherche à améliorer la lisibilité de son offre et à monter en gamme sur le plan opérationnel.
« Les départs tardifs permettent d’optimiser l’expérience client et de fluidifier les connexions le matin à Paris », explique une source proche du dossier. Un modèle déjà éprouvé par des transporteurs régionaux tels que Royal Air Maroc ou Ethiopian Airlines.
Cap sur la montée en puissance
La desserte sera opérée en Airbus A330-900neo, configuré en 339 sièges. Les nouveaux horaires témoignent d’une complémentarité mieux pensée : les vols diurnes (HF176, HF177) demeurent, tandis que les départs de nuit (HF178, HF179) deviennent la colonne vertébrale du réseau.
Au-delà du seul volume, Air Côte d’Ivoire joue la carte de la cohérence et de la régularité : deux facteurs clés pour assoir sa légitimité parmi les compagnies africaines à vocation long-courrier. Dans un secteur où la rentabilité reste précaire, chaque ajustement d’horaire et chaque connexion optimisée comptent.
S’ancrer dans le paysage africain
L’enjeu pour la compagnie de Yamoussoukro dépasse la seule ligne Abidjan–Paris. Avec ce repositionnement, Air Côte d’Ivoire se donne les moyens de structurer un mini-hub régionalcapable de drainer les flux venant d’Afrique de l’Ouest vers l’Europe.
Ce choix s’inscrit dans une logique de maturité commerciale : proposer aux passagers non seulement une liaison stable et ponctuelle, mais aussi des options de correspondance efficaces à Abidjan comme à Paris. En clair, un pas supplémentaire vers la reconnaissance du pavillon ivoirien sur la carte du transport aérien africain.
