
APRNEWS: Jean-François Kouassi sous mandat de dépôt au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (ex-MACA)
Jean-François Kouassi, activiste politique ivoirien connu sous le surnom JFK, a été placé sous mandat de dépôt et transféré au Pôle pénitentiaire d’Abidjan, anciennement Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA).
Cette mesure judiciaire fait suite à son interpellation le 8 janvier 2026 dans le 1er arrondissement du Plateau à Abidjan.
Circonstances de l’arrestation
L’opposant de 35 ans, candidat recalé à la présidentielle d’octobre 2025 et aux législatives de décembre dans Cocody, a lui-même annoncé son arrestation sur Facebook : « Je suis aux arrêts ». Embarqué par des agents en civil vers 17h26, il a d’abord été conduit à la Préfecture d’Abobo avant d’être déféré au parquet. Son cabinet a rassuré sur son état de santé, sans préciser les charges.
Motifs présumés
L’interpellation semble liée à ses dénonciations virulentes de corruption et favoritisme dans l’organisation des concours publics, relayées sur les réseaux sociaux. Une plainte du ministère de la Fonction publique, se plaignant de diffamation, serait à l’origine de la procédure, selon des sources policières. JFK s’était illustré pancarte à la main : « L’administration ivoirienne n’est pas votre propriété privée ». Dans l’attente de son procès. Il est poursuivi pour trouble à l’ordre public, diffamation, divulgation de fausses informations sur les réseaux sociaux et dénonciation calomnieuse.
Réactions et contexte politique
L’affaire suscite un vif émoi sur les réseaux, avec des soutiens massifs à cet engagé pour les démunis. Aucune réaction officielle n’a filtré du pouvoir, mais JFK incarne une jeunesse contestataire face à la politisation de l’administration post-législatives.Le député Bredoumy Soumaila, qui était également détenu dans le même établissement mais bénéficiant d’une liberté conditionnelle, est une figure notable., évoquent des procédures similaires.
