APRNEWS: Côte d’Ivoire : le rappel à l’ordre d’André Sylvain à Geoffroy Kouao

APRNEWS: Côte d’Ivoire : le rappel à l’ordre d’André Sylvain à Geoffroy Kouao

Sur le plateau de NCI 360, l’émission dominicale devenue un rendez-vous incontournable du débat politique ivoirien, une passe d’armes a retenu l’attention.

Face à l’analyste politique Geoffroy Kouao, l’écrivain et chroniqueur André Sylvain a lancé un avertissement aussi direct que dérangeant : l’heure serait venue de sortir du « militantisme de salon ».

« Soyons sérieux et cohérents », a-t-il déclaré, réagissant à propos du geste controversé posé récemment par Jean-François Kouadio (JFK) au Plateau. « Vous ne prendrez jamais votre téléphone pour aller poser un acte aussi exposé que celui que JFK a posé… Vous ne conseillerez jamais à votre propre fils de faire la même chose », a martelé le chroniqueur, soulignant la distance entre les discours d’encouragement et la prise de risque réelle sur le terrain.

« Les combats par procuration »

Le fond du message, au-delà de la pique adressée à Kouao, s’apparente à une critique plus large de la société ivoirienne. « Beaucoup d’Ivoiriens aiment les combats par procuration », a poursuivi André Sylvain. « Ils encouragent, ils applaudissent, ils poussent les autres à agir… puis disparaissent quand surgissent les conséquences. »

Dans un pays où la parole publique reste à la fois libre et scrutée, la mise en garde a fait écho à une réalité bien connue : le décalage entre la ferveur des débats politiques sur les réseaux sociaux et la prudence, voire l’inaction, dans la vie réelle. Le message, en somme, rappelait que l’engagement ne se limite pas à commenter ou applaudir.

Une leçon de responsabilité

Sans pointer du doigt un camp particulier, André Sylvain a recentré le débat sur la responsabilité individuelle. Derrière son ton sévère, son propos appelle à une maturité civique : celle qui consiste à peser les conséquences de ses actes — ou de ses encouragements — dans un contexte politique encore marqué par la sensibilité des opinions et des appartenances.

Si le rappel a dérangé certains téléspectateurs, il a aussi replacé la conversation sur un terrain plus essentiel : celui du courage d’assumer ses choix dans l’espace public. En cela, la sortie d’André Sylvain s’inscrit dans une tradition ivoirienne du franc-parler — cette culture du débat vif, mais profondément ancrée dans la recherche d’une société plus lucide.

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