
APRNEWS: Ouattara met fin aux fonctions du Premier ministre Robert Beugré Mambé et de son gouvernement
Le président ivoirien Alassane Ouattara a accepté la démission du gouvernement dirigé par Robert Beugré Mambé, marquant la fin d’une équipe en place depuis octobre 2023
Parallèlement, il a mis fin aux fonctions des ministres-gouverneurs des districts d’Abidjan, Yamoussoukro et des autres circonscriptions, dans la foulée des législatives de décembre 2025. Cette décision, annoncée ce 7 janvier 2026, intervient dans le sillage des élections législatives de fin 2025 remportées haut la main par le RHDP. Elle pave la voie à un nouveau gouvernement pour le quatrième mandat du chef de l’État.
Les élections législatives du 27 décembre 2025 ont vu le parti au pouvoir, le RHDP, conquérir trois quarts des sièges à l’Assemblée nationale, affaiblissant durablement l’opposition comme le PDCI de Tidjane Thiam. La session parlementaire s’est close le 31 décembre 2025, imposant constitutionnellement la mise en veille des fonctions exécutives pour les nouveaux députés élus afin d’éviter les incompatibilités. Le président Ouattara, réélu en novembre 2025 avec près de 90% des voix, prépare ainsi une reconfiguration de l’exécutif avant l’ouverture de la nouvelle session le 19 janvier.
Raisons et implications
Cette dissolution s’inscrit dans une tradition post-électorale ivoirienne, visant à rajeunir l’équipe gouvernementale et à intégrer les figures RHDP reconduites ou promues. Robert Beugré Mambé, nommé en 2023 après les locales, avait piloté des réformes économiques dans un contexte de stabilité post-électorale, saluant en novembre la victoire d’Ouattara comme un « plébiscite ». Un nouveau Premier ministre et gouvernement devraient être nommés dans les prochains jours, avec un accent sur la « transmission générationnelle » promise par le président âgé de 84 ans.
Perspectives politiques
L’opposition, réduite à une minorité parlementaire, appelle à une refondation tandis que le RHDP consolide son emprise. Cette transition intervient alors que la Côte d’Ivoire affronte des défis sécuritaires régionaux et prépare 2027 sans calendrier clair pour la succession. Les observateurs scrutent les nominations pour anticiper les équilibres internes au pouvoir.
