
APRNEWS: Décès de l’Imam de Ouagadougou, El Hadj Aboubacar Kassim Sana
Le grand Imam de Ouagadougou, El Hadj Aboubacar Kassim Sana, est décédé ce mardi 30 décembre 2025 à l'âge de 75 ans.
L’annonce a été faite par la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) dans un communiqué officiel. Figure emblématique de la communauté musulmane burkinabè, il leaves un vide immense dans la Oumma et au sein de la nation.
Circonstances du décès
El Hadj Aboubacar Kassim Sana s’est éteint des suites de maladies, à son domicile à Ouagadougou. La FAIB a exprimé ses condoléances à la famille biologique du défunt, à l’ensemble de la Oumma islamique et à la population burkinabè. Les modalités des obsèques seront précisées ultérieurement par la Fédération.
Parcours de l’imam
Né en 1950 à Nobéré dans la province de Zoundwéogo, Aboubacar Sana a suivi une formation approfondie au Ghana, au Caire, à Damas, à Bagdad et surtout à Médine où il a obtenu une licence d’enseignement. Rentré au Burkina Faso en 1980, il a enseigné dans plusieurs médersas avant de devenir en 1997 président de la Communauté musulmane du Burkina Faso et imam de la grande mosquée de Ouagadougou. Il avait déjà été confronté à des problèmes de santé par le passé, comme en 2020 lorsqu’il rentrait de soins en France.
Sa biographie reflète un parcours exemplaire d’études islamiques internationales et d’engagement communautaire.
Jeunesse et formation
Originaire de Nobéré, Aboubacar Sana a poursuivi des études approfondies au Ghana, au Caire, à Damas, à Bagdad et surtout à Médine, où il obtient une licence en enseignement islamique. Rentré au Burkina Faso en 1980, il commence par enseigner dans plusieurs médersas, consolidant sa réputation d’érudit. Ces formations à l’étranger l’ont imprégné des sciences religieuses les plus rigoureuses.
Ascension religieuse
En 1997, il est nommé président de la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF) et imam de la grande mosquée de Ouagadougou, postes qu’il occupera jusqu’à sa mort. Il devient également un pilier de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), prônant l’unité et la paix. Son rôle s’étend à des interventions publiques sur la foi, la défense nationale et la moralité.
Engagements et défis
Connu pour ses prêches inspirants sur la mort, les épreuves et le jihad spirituel, il intervient souvent dans les débats sociétaux burkinabè. En 2020, il avait été traité en France pour des problèmes de santé, signe précoce de ses fragilités. Guide respecté, il unifie la Oumma face aux défis sécuritaires et sociaux du pays.
Réactions officielles
Le Gouvernement burkinabè a appris la nouvelle avec une profonde tristesse, saluant la mémoire de ce guide spirituel respecté. La FAIB prie Allah d’accorder au défunt le paradis Firdaous, soulignant son rôle de bien-aimé imam. Plusieurs médias et réseaux sociaux relayent déjà l’émotion générale face à cette perte.
