APRNEWS: Peine de mort contre l’ancien président Joseph Kabila

APRNEWS: Peine de mort contre l’ancien président Joseph Kabila

Le procureur général de la République démocratique du Congo a requis la peine de mort contre l'ancien président Joseph Kabila pour trahison, crimes de guerre et complicité avec le groupe rebelle M23. Kabila est accusé d'être l'instigateur des exactions commises dans l'Est du pays. Vivant à l'étranger, il n'a pas assisté aux audiences. Cette décision intervient dans un contexte de tensions avec le Rwanda et de prise de contrôle de certaines villes par le M23. Le verdict est attendu d'ici le 1er septembre, suscitant des réactions diverses et des demandes de réparations des provinces concernées.

Vendredi 22 août 2025, le procureur général de la République démocratique du Congo a requis devant la Haute Cour militaire la peine capitale contre l’ancien président Joseph Kabila, jugé par contumace pour trahison, crimes de guerre, organisation d’un mouvement insurrectionnel et complicité avec le groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda. Le ministère public, représenté par le général Lucien René Likulia, l’accuse aussi d’apologie de crimes de guerre et de complot, pour lesquels il demande respectivement 20 ans et 15 ans de prison additionnels.

Joseph Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, a été présenté comme l’instigateur intellectuel et politique des exactions commises dans l’Est du pays par le M23/AFC : meurtres, viols, déportations et destructions ayant causé des préjudices massifs à la République. Son immunité de sénateur à vie a été levée en mai 2025. Vivant à l’étranger depuis plus de deux ans, il n’a pas assisté aux audiences et n’a pas désigné d’avocats pour sa défense.

La réquisition de la peine de mort intervient dans un contexte de détérioration des relations entre la RDC et le Rwanda, alors que la situation sécuritaire à l’Est reste explosive avec la prise de contrôle de Goma et Bukavu par le M23. Le verdict du tribunal militaire est attendu d’ici le 1er septembre. La procédure, inédite pour un ex-président congolais, suscite de vives réactions : les proches de Kabila dénoncent une motivation politique visant à écarter un rival du jeu national, tandis que les provinces concernées, constituées parties civiles, réclament des réparations pour les crimes commis.

La peine de mort avait été suspendue en RDC depuis 2003 mais ce moratoire a été levé en 2024. Aucun ancien président n’avait encore été menacé d’une telle sentence dans l’histoire du pays depuis 1961

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