APRNEWS: Gbagbo met en garde Ouattara « Un 4e mandat illégal ? Jamais ! »

APRNEWS: Gbagbo met en garde Ouattara « Un 4e mandat illégal ? Jamais ! »

Le discours de Laurent Gbagbo du PPA-CI, est une dénonciation frontale de la possibilité d’un 4ème mandat d’Alassane Ouattara. Il s’inscrit dans un contexte de tensions politiques extrêmes en Côte d’Ivoire, où la question de la succession ou du maintien au pouvoir du président actuel cristallise les passions. 

« Tu veux faire un 4ème mandat, je n’accepterai jamais et n’acceptez pas peuple de Côte d’Ivoire… IL N’Y AURA PAS DE 4ÈME MANDAT… Tu veux faire un 4ème mandat où ça ? Dans ce cas, il faut faire 5, 6, 7 et 8 etc… Donc tu penses que tu as trouvé tes M … en Côte d’Ivoire ?… La constitution dit 2 mandats et toi tu veux faire un 4ème mandat illégal alors que tu es en train de faire un 3ème mandat illégal. Je voulais vous dire d’aller lui dire qu’il ne fera pas ce 4ÈME MANDAT… Qui a trompé ce monsieur lui faisant croire qu’il peut faire un 4ème mandat ? »

« Tu viens tu élimines les deux parties les plus importants et pis tu te couches. La vie est belle pour toi hein. Qui l’a blagué ? » Laurent Gbagbo [16/08/25 Figayo]

Contexte constitutionnel

La Constitution ivoirienne en vigueur depuis 2016 est explicite :

« Le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une seule fois » (article 55).
Cela limite tout président à deux mandats consécutifs.

Cependant, le camp Ouattara affirme que la réforme constitutionnelle de 2016 a “remis les compteurs à zéro”, permettant au président en exercice de se présenter à nouveau. C’est ainsi que le président Ouattara, élu en 2010 et 2015, s’est porté candidat en 2020 (3ème mandat) et fait aujourd’hui campagne pour un quatrième mandat en 2025.

Gbagbo dénonce cette interprétation comme une violation de l’esprit démocratique et constitutionnel, soulignant le risque de dérive autoritaire et appelant le peuple à s’opposer à toute tentative de 4ème mandat.

La déclaration de Gbagbo à Ouattara exprime un refus catégorique d’un éventuel quatrième mandat présidentiel en Côte d’Ivoire, soulignant que la constitution limite les mandats à deux. Gbagbo critique le désir de Ouattara de prolonger son règne au-delà des limites constitutionnelles, insistant sur le caractère illégal d’un troisième mandat et rejetant fermement l’idée d’un quatrième. Il met en garde contre toute tentative de manipulation du peuple ivoirien et remet en question les conseillers qui auraient induit Ouattara en erreur sur la possibilité d’un quatrième mandat présidentiel.

Analyse du discours – Un refus catégorique et une mise en garde

« Tu veux faire un 4ème mandat, je n’accepterai jamais »

Rejet absolu de la prolongation du pouvoir d’Ouattara.

Appel au peuple pour une résistance collective (« n’acceptez pas, peuple de Côte d’Ivoire »).

« Il n’y aura pas de 4ème mandat »

Affirmation péremptoire, presque un ultimatum.

Sous-entendu : « Si tu essaies, nous te bloquerons. »

« Tu veux faire un 4ème mandat où ça ? Dans ce cas, il faut faire 5, 6, 7 et 8… »

Dérision de la logique du pouvoir, accusé de vouloir instaurer une présidence à vie.

Comparaison implicite avec d’autres régimes autoritaires africains.

« Tu penses que tu as trouvé tes moutons en Côte d’Ivoire ? »

Accusation de mépris envers le peuple, considéré comme docile.

Provocation pour réveiller la conscience collective.

« La Constitution dit 2 mandats, et toi tu veux faire un 4ème mandat illégal »

Rappel du cadre légal (la Constitution de 2016 limite à 2 mandats).

Dénonciation de l’illégitimité du 3ème mandat actuel (contesté depuis 2020).

« Qui a trompé ce monsieur lui faisant croire qu’il peut faire un 4ème mandat ? »

Sous-entendu : Ouattara est manipulé par son entourage.

Stratégie de délégitimation en le présentant comme déconnecté.

Contexte politique : Pourquoi ce discours est explosif ?

  • 2025 approche, et Ouattara n’a pas encore officialisé ses intentions.

  • La société civile et l’opposition s’organisent contre un éventuel 4ème mandat.

  • Risque de répression : Le pouvoir a déjà montré sa fermeté face aux manifestations.

  • Enjeu démocratique : La Côte d’Ivoire pourrait basculer dans une crise institutionnelle majeure.

Stratégie de l’opposition : Mobiliser par la radicalité

Un discours destiné à galvaniser la base :

  • Ton combatif pour motiver les militants.

  • Appel à la rue : Préparation à des manifestations massives.

Isoler Ouattara

  • Le présenter comme un accroché au pouvoir.

  • Forcer le PDCI à se positionner (allié du RHDP ou de l’opposition ?).

Internationaliser le débat :

  • Sous-entendu : « Si Ouattara force, la communauté internationale doit réagir. »

Scénarios possibles

  1. Escalade politique → Manifestations massives, répression, possible instabilité.

  2. Ouattara renonce → Sous pression, il pourrait désigner un successeur.

  3. Division de l’opposition → Si le PDCI refuse de s’allier au PPA-CI, le RHDP reste en force.

Un avertissement sans équivoque

Ce discours n’est pas qu’une simple critique, mais un appel à la mobilisation générale contre ce qui est perçu comme une dérive dictatoriale.

À suivre :

  • La réponse d’Ouattara (va-t-il ignorer, menacer ou négocier ?).

  • La réaction du PDCI (rejoindra-t-il cette fronde ?).

  • Les mouvements de rue dans les prochains mois.

« La bataille pour 2025 a déjà commencé. Et cette fois, l’opposition ne compte pas laisser passer un nouveau mandat contesté. »

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