
APRNEWS: « J’ai noué des liens avec mes parents paternels lorsque j’étais à la MACA »
Lors de son séjour à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan, l'auteur a développé des liens avec sa famille paternelle grâce à l'aide et au soutien constants de "Papa Aboubacar". Ce dernier, un professionnel du droit, a partagé des détails sur l'histoire familiale de l'auteur, créant ainsi un lien significatif et lui permettant de renouer avec ses racines. Reconnaissant envers Papa Aboubacar, l'auteur exprime sa gratitude et sa volonté de rencontrer d'autres membres de sa famille. Ce chapitre difficile de sa vie à la MACA est maintenant perçu comme une partie intégrante de son destin, lui permettant de découvrir une nouvelle facette de sa famille grâce à la grâce de Dieu.
Ce témoignage met en lumière la dimension humaine et spirituelle d’une épreuve difficile vécue à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). Grâce à son séjour en détention, Stéphane a pu renouer avec une partie méconnue de sa famille paternelle, représentant ici par « Papa Aboubacar », le frère de son père biologique.
La démarche de cet oncle – venir régulièrement lui rendre visite, lui apporter un soutien moral constant, et partager les valeurs et traditions sénoufo d’unité et de solidarité familiale – a été fondamentale pour lui. Il rappelle ces mots marquants : chez les Sénoufo, lorsqu’un enfant rencontre une difficulté, la famille ne l’abandonne jamais, peu importe les circonstances. Ce soutien l’a profondément marqué et lui a permis de créer des liens nouveaux avec ses frères et les autres membres de sa famille, à Abidjan et à Daloa.
Stéphane exprime sa reconnaissance envers Papa Aboubacar, professionnel du droit qui a également œuvré pour l’évolution favorable de sa situation pénale. Il témoigne que cette épreuve, bien que douloureuse, a été l’occasion de grandir, de renouer avec ses racines, et d’accepter que certaines épreuves font partie de la destinée : « Avec Dieu, tout est grâce. »
«J’ai noué des liens avec mes parents paternels lorsque j’étais à la MACA.
« Papa Aboubacar », le frère de mon père biologique, venait régulièrement me rendre visite.
Pendant mon séjour à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan, il ne m’a jamais abandonné. Il m’a dit un jour :
« Mon fils, tu ne me connais pas, certes. Peut-être que tu m’as vu une fois, mais tu ne t’en souviens pas, car tu étais tout petit. Stéphane, tu fais partie de nos enfants. Chez nous les Sénoufo, lorsqu’un enfant a un souci, peu importe les circonstances ou l’endroit où il se trouve, on ne le laisse pas seul. C’est pourquoi je suis là. »
Sa présence régulière m’a énormément soutenu.
Papa Aboubacar, professionnel du droit, a aussi fait ce qu’il a pu pour que ma situation évolue favorablement.
Il m’a parlé de mon histoire, de mon père, de mes frères, dont certains sont à Abidjan, d’autres à Daloa.
Cela m’a touché et m’a permis de créer un lien avec ma famille paternelle, que je ne connaissais pas vraiment.
Je veux témoigner toute ma reconnaissance à Papa Aboubacar. Je m’organise pour rencontrer les autres membres de la famille. J’attendais juste de tourner cette page.
C’est pour toutes ces raisons que je dis que mon passage à la MACA faisait partie de ma destinée.
Dieu sait pourquoi il permet certaines choses.
Peut-être que sans cela, je n’aurais jamais connu cette partie de ma famille.
Avec Dieu, tout est grâce.»
Apoutchou National, met en avant l’importance du soutien familial dans l’adversité, la reconnaissance de ses racines et la capacité à transformer l’épreuve en occasion de grandir et de se rapprocher des siens.
