APRNEWS: Ahoua Don Mello dénonce la dérive autoritaire au sein du PPA-CI – Laurent Gbagbo pris en otage

APRNEWS: Ahoua Don Mello dénonce la dérive autoritaire au sein du PPA-CI – Laurent Gbagbo pris en otage

Ahoua Don Mello exprime une forte contestation envers la gouvernance interne du PPA-CI après son exclusion, dénonçant une dérive autoritaire, une idolâtrie au détriment de l’idéologie, et soulignant que Laurent Gbagbo lui-même serait « pris en otage ». Il insiste sur le fait que le parti n'appartient à aucun individu en particulier et appelle à l'ouverture et au respect du pluralisme. Sa démission imminente est réfléchie, marquant ainsi une rupture définitive avec la direction du parti et mettant en lumière les limites d'une opposition centralisée autour de la personnalité de Gbagbo. Cette dissidence pourrait potentiellement conduire à une recomposition politique au sein de l'opposition en vue de la présidentielle d'octobre 2025, fragilisant ainsi l'unité et la capacité de mobilisation du PPA-CI.

Le témoignage d’Ahoua Don Mello, après son exclusion du PPA-CI, est un cri fort de contestation contre la gouvernance interne du parti et souligne une fracture profonde avec la direction, incarnée par Laurent Gbagbo et son entourage.

Voici les points clés de sa déclaration et leur portée :

  1. Rejet de la dérive autoritaire au sein du PPA-CI
    Don Mello dénonce une concentration excessive du pouvoir, un management rigide, et l’affaiblissement des règles démocratiques internes. Il met en garde contre un système où la contestation est étouffée et où la direction impose une ligne unique sans réel débat.

  2. Critique de l’idolâtrie au détriment de l’idéologie
    L’ancien vice-président du parti déplore que les débats politiques et idéologiques aient été remplacés par un culte d’une personnalité ou d’un courant unique, faisant écho à l’accusation de sectarisme.

  3. Laurent Gbagbo « pris en otage »
    C’est une formule choc pour exprimer que la figure historique du parti serait elle-même enfermée dans ce système figé, empêchée de réguler véritablement ou d’ouvrir le parti à la diversité d’opinions.

  4. Absence de « titre de propriété » sur le PPA-CI
    Don Mello rappelle que le parti appartient à tous ses militants par leur engagement et leurs sacrifices, et qu’aucune direction ne peut s’arroger un droit absolu sur son avenir.

  5. Lettre de démission prête
    Cette confidence révèle que sa rupture est réfléchie, qu’il ne s’agit pas seulement d’une colère passagère mais d’un véritable choix politique hypothéquant son avenir au sein du parti.

    1. Appel à l’ouverture et au respect du pluralisme
      Il plaide pour que toute discussion politique sincère implique une reconnaissance mutuelle, un respect des divergences et un pluralisme refondé.

    2. Diagnostic sévère : le PPA-CI perçu comme une secte
      En qualifiant le parti ainsi, Don Mello souligne la difficulté extrême de faire évoluer ou réformer cette formation politique en interne, preuve d’un isolement idéologique et organisationnel.

    Ce discours marque la rupture définitive entre Don Mello et la direction du PPA-CI. Il incarne la contestation d’une ligne autoritaire et centralisée, alimentée par un mode de fonctionnement figé autour de la personnalité de Laurent Gbagbo, et met en lumière les limites d’une opposition qui peine à se renouveler.

    Cette sortie publique de Don Mello a une portée importante dans le paysage politique ivoirien 

    Cela fragilise l’unité de l’opposition autour du PPA-CI et met en lumière les tensions internes qui peuvent nuire à sa capacité de mobilisation face au pouvoir en place. En s’affichant « homme libre », il se positionne désormais en figure dissidente, ce qui pourrait donner lieu à une recomposition politique dans l’opposition à la présidentielle d’octobre 2025.

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