Back to top

L’Egypte privée de pétrole par l’Arabie saoudite

Samedi, 15 octobre, 2016
© Sercom APRnews Photo Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, lors de la 71e Assemblée générale des Nations unies, le 20 septembre 2016 à New York. TIMOTHY A. CLARY / AFP

La guerre en Syrie lamine le partenariat entre les deux alliés sunnites, déjà mis à mal par le refus du Caire d’intervenir dans la coalition militaire montée par Riyad au Yémen.

Crispation passagère ou amorce de divorce ? La tension monte entre l’Egypte et l’Arabie saoudite, deux partenaires de longue date, en opposition de plus en plus marquée sur un nombre croissant de dossiers, dont la guerre en Syrie. Ce raidissement bilatéral, perceptible aux éditoriaux aigrelets publiés ces derniers mois par la presse des deux pays, a pris une tournure plus officielle en début de semaine, avec la décision d’Aramco, la compagnie nationale pétrolière saoudienne, de suspendre ses livraisons de fuel à l’Egypte pour le mois d’octobre.

Présentée par Le Caire comme un simple différend commercial, cette mesure est interprétée, par la majorité des observateurs, comme un acte de représailles au soutien de l’Egypte à la résolution russe sur la Syrie, repoussée samedi 8 octobre par le Conseil de sécurité des Nations unies. Le royaume saoudien, grand argentier de l’opposition anti-Assad, a été outré que son vieil allié se rallie à ce texte, certes favorable à une cessation des hostilités, mais muet sur les bombardements ultraviolents infligés depuis trois semaines à Alep, notamment par l’aviation russe.

Le fait que l’ambassadeur égyptien ait également voté, durant la même séance, en faveur de la résolution rivale, déposée par la France – un texte plus ferme sur Alep, mais torpillé par un veto de Moscou –, n’avait pas suffi à calmer la colère de Riyad. Sur l’antenne d’Al-Jazira,...

Avec Le Monde

Articles récents - Oil and gaz