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Immigration clandestine : 4971 jeunes ivoiriens enregistrés à Lampedusa de janvier à juin 2016

Dimanche, 13 août, 2017
© Sercom APRnews Photo Immigration clandestine : 4971 jeunes ivoiriens enregistrés à Lampedusa de janvier à juin 2016

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, ce sont près de 1500 Ivoiriens qui arrivent chaque mois sur les côtes italiennes.

Le ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Emploi des jeunes et du Service civique, Sidi Touré a annoncé que près de 4971 jeunes ivoiriens ont été enregistrés sur les côtes de la ville de Lampedusa (Italie), comme des migrants clandestins, sur la période de janvier à juin 2016. C’était à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale de la jeunesse, le 12 août à l’amphithéâtre A du district de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Cocody.

Placée sous le thème mondial : « Eliminer la pauvreté et parvenir à des modes de consommation et de production durable », cette célébration a donné lieu à un panel composé de plusieurs spécialistes des questions de migration. C’est autour du thème, « Les jeunes parlent aux jeunes du phénomène migratoire », que le panel a échangé avec cette jeunesse venue de plusieurs quartiers d’Abidjan.

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, ce sont près de 1500 Ivoiriens qui arrivent chaque mois sur les côtes italiennes. Ainsi, l’objectif de cette rencontre, d’après le ministre Sidi Touré, était d’informer et sensibiliser la jeunesse ivoirienne sur les dangers du phénomène de la migration clandestine.

Il a de ce fait invité les jeunes ivoiriens qui d’après ces dires sont « pétris de talents » à avoir confiance en eux, « car l’eldorado n’est pas en Europe, mais plutôt ici en Côte d’Ivoire ». Où, tous les dispositifs ont été mis en place par le gouvernement, à travers l’Agence emploi jeunes (www.emploijeunes.ci), pour favoriser leur insertion, en vue de leur épanouissement. 

Pour le directeur général des Ivoiriens de l’étranger, Issiaka Konaté, nul n’est opposé à la migration qui est un droit reconnu à tout individu. Mais, lorsque celle-ci se fait par la voie non-recommandée, sur des embarcations de fortune semant la mort et des disparitions, elle est condamnée. Il a par la suite déploré le fait que la jeunesse ivoirienne vient au premier rang en matière d’immigration clandestine en Afrique de l’ouest, pourtant son taux de chômage comparé à plusieurs pays de cette sous-région est moins élevé.

Quant aux autres panélistes, à savoir, Laurent Djité de l’Organisation international pour les migrations (Oim), le sociologue Dr Youl Félix et Ouattara Issouf, secrétaire général de l’Ong « Sos Immigration », ils ont unanimement condamné le phénomène de la migration clandestine. Mieux, ils ont relevé que la recherche du mieux-être, est ici en Côte d’Ivoire avec toutes les opportunités offertes par le gouvernement, de par sa politique d’insertion et réinsertion en faveur de la jeunesse.

Un film documentaire intitulé : « Retour d’enfer », retraçant les difficultés et infortunes liées à ce fléau de l’immigration irrégulière, ainsi que des témoignages, en vue d’attirer l’attention de la jeunesse ont été présentés.

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