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Barack Obama fait ses adieux

Mardi, 10 janvier, 2017
© Sercom APRnews Photo Barack Obama fait ses adieux

Sur le départ, le président américain Barack Obama prononcera ce mardi 10 janvier son discours d'adieu depuis Chicago, la ville dans laquelle il a construit son ascension politique. Il sera diffusé sur le site de la Maison blanche à partir de 3 heures du matin, mercredi, heure de Paris.

Après huit années de pouvoir, il cède la place au républicain Donald Trump, dont la cérémonie d'investiture aura lieu le 20 janvier. Et si la première rencontre dans le Bureau ovale entre les deux hommes avait surpris par son ton apaisé, cette époque semble déjà révolue. Car si le 44e et le bientôt 45e président des Etats-Unis ont eu plusieurs échanges téléphoniques depuis leur tête-à-tête, la tension est montée d'un cran, au rythme des salves de tweets du républicain.

Larry Sabato, professeur à University of Virginia, résume auprès de l'AFP :

"Le gouffre entre leurs positions politiques, leurs personnalités et leurs partis était trop béant pour que cette transition se passe sans heurts."

Pas un long fleuve tranquille

Sur certains dossiers, comme la réforme de l'Obamacare (l'assurance maladie) ou la lutte contre le réchauffement climatique, l'orientation est claire : Donald Trump ira à rebours, par décret ou par voie législative, de toutes les initiatives prises au cours des huit dernières années.

Pas encore investi, l'homme d'affaires ne retient pas ses coups sur les dossiers du moment. Ainsi lorsque Barack Obama a annoncé des sanctions contre Moscou, accusé d'avoir essayé d'influencer le scrutin présidentiel, Donald Trump a salué "l'intelligence"... du président russe Vladimir Poutine. L'exécutif laisse présager de nouveaux transfert de détenus depuis la prison de Guantanamo vers des pays tiers ? Le président élu met en garde contre une telle démarche, insiste sur la menace que représentent "des gens extrêmement dangereux".

L'histoire des transitions présidentielles n'a pas toujours été un long fleuve tranquille, comme le note l'AFP. Celle, au milieu du siècle dernier, entre Herbert Hoover et Franklin D. Roosevelt restera dans les livres d'histoire comme l'une des plus houleuses : les deux hommes avaient refusé de s'adresser la parole le jour de l'inauguration. En 1981,la passation entre le démocrate Jimmy Carter et le républicain Ronald Reagan fut tendue, sur fond de crise des otages américains en Iran qui se dénoua le jour de la prise de fonction du républicain.

A l'inverse, celle entre George W. Bush et Barack Obama, en 2009, est souvent citée comme un modèle du genre.

Avec AFP

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